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Projet:Programme Média TMEA

Activité:Magazine conjoint "UMUHORA RUSANGI"

Date:10/01/2015

Auteur(s):
  • NIYONZIMA Merthus
Pays:
Médias:
Thèmes:
Genre:
Langue:

Certaines circonstances ou décisions politiques prises au niveau interne au sein des pays de la Communauté Est Africaine peuvent constituer des barrières non tarifaires même si au niveau régional le processus avance de façon satisfaisante. Au niveau du Burundi, c’est notamment les nouvelles taxes introduites par la loi budgétaire 2015 qui sont jugées insupportables par les commerçants (ex : taxe de sûreté, taxe sur les jus, la taxe sur la capacité cylindrique des véhicules, les lois écrites en français au lieu de la langue nationale, le manque de courtoisie de certains agents de l’OBR, etc). Le représentant du Syndicat Général des commerçants SYGECO trouve par exemple anormal les tracasseries dont les commerçants sont encore victimes aujourd’hui lorsqu’ils sont en train de procéder au dédouanement de leurs marchandises : « Quand toutes les démarches sont terminées et qu’on est en passe de sortir, à plus d’une fois on fait malencontreusement face à d’autres arrêts inattendus d’un autre douanier par ci, un agent de la documentation par là ou des agents de la Brigade spéciale anti corruption ailleurs alors qu’en Ouganda par exemple, la seule déclaration à la douane suffit » se lamente-t-il. Il se plaint aussi des taxes surélevées de l’OBR et souhaiterait que l’on fasse tout pour les revoir en baisse, afin que les commerçants ne continuent pas à fuir le pays pour s’essayer ailleurs. Monsieur Benjamin MUYAKANA fait remarquer que les taxes domestiques ne sont pas encore harmonisées au niveau de tous les pays de la Communauté même si un pas a été franchi au niveau des taxes douanières, raison pour laquelle les commerçants se plaignent encore. Il rappelle que l’intégration demeure un processus mais que l’on devra y arriver ; seulement pense-t-il, le dialogue devrait pouvoir  résorber certaines questions de telle nature. Le représentant de l’OBR semble embrayer sur ce point de vue : Pour Angelo Butoni, il s’agit des préoccupations qui sont fondées mais qui ne peuvent trouver de solutions que dans des cadres de concertation entre les différentes parties prenantes, en l’occurrence le ministère des finances, le ministère du commerce, l’0BR, les commerçants ainsi que le ministère ayant les affaires de la Communauté Est Africaine. Il indique également que des séances de formation et de sensibilisation se poursuivent à l’intention aussi bien des agents de l’OBR que des commerçants en vue de voir dans quelle mesure détendre l’atmosphère.

 

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